UDIENZA
AL NUOVO PATRIARCA MARONITA (14 APRILE 2011)
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Radio
Vaticana 14 aprile 2011
Il
Papa al nuovo patriarca maronita, Béchara Raï: il Medio
Oriente aspira a una pace duratura
Il
Medio Oriente anela a una pace duratura che la Chiesa,
soprattutto quella che vive in quell’area, può
contribuire a stabilire. È’ l’auspicio di Benedetto
XVI che emerge dal discorso rivolto questa mattina al
nuovo patriarca di Antiochia dei Maroniti, Sua Beatitudine
Béchara Boutros Raï, e al folto gruppo di vescovi e
fedeli presenti nella Sala Clementina in Vaticano. Il
servizio di Alessandro De Carolis:
Duemila anni fa, Antiochia era una grande e prospera
città dell’Impero romano, nella quale trovarono il loro
posto i primi seguaci del Dio Crocifisso, che proprio in
quella città per la prima volta furono chiamati
“cristiani”. Oggi, la sede patriarcale di Antiochia
dei Maroniti è a capo di una comunità cattolica
certamente non tra le più grandi dell’universo
cristiano, ma è ancora lì – ha detto il Papa – che
si può e si deve ritrovare “l'entusiasmo dei primi
cristiani”, quelli assidui nell'ascoltare l'insegnamento
degli apostoli, fedeli alla comunione fraterna, nella
frazione del pane e nella preghiera. Tra ricchezza
spirituale passato e “turbolenze” più recenti,
Benedetto XVI ha celebrato la nuova pagina di storia
inaugurata poche settimane fa con l’elezione di Sua
Beatitudine Béchara Boutros Raï a capo della Chiesa
maronita, che conta in Libano un milione di fedeli e il
doppio in diaspora. Una Chiesa antica quanto il Vangelo,
dunque, ma in parte bisognosa di riscoprirlo, come accade
in diverse zone mediorientali e come anche il Sinodo dello
scorso ottobre ha ricordato:
“Parce que vous êtes au cœur…
Poiché vi trovate nel cuore del Medio Oriente, voi
svolgete una missione immensa tra gli uomini, ai quali
l'amore di Cristo vi spinge a proclamare la Buona Novella
della Salvezza (...) Questa regione del mondo, che i
Patriarchi, i Profeti, gli Apostoli e Cristo stesso hanno
benedetto con la loro presenza e la loro predicazione,
aspira a una pace duratura che la Parola di Verità,
accolta e vissuta, ha la capacità di stabilire”.
Milleseicento anni dopo la morte di San Marone,
fondatore della comunità cattolica libanese,
l’obiettivo dei suoi successori – ha affermato
Benedetto XVI – non è cambiato: è quello di radicare
Cristo nelle coscienze. Proseguite in questo impegno, ha
detto il Papa, “offrendo una formazione umana e
spirituale, morale e intellettuale” soprattutto ai
giovani, utilizzando al meglio la “rete scolastica e
catechistica” maronita, della quale – ha soggiunto il
Pontefice – “conosco la qualità”:
“Je sohuaite ardemment que votre rôle…
Auspico di cuore che il vostro ruolo nella loro
formazione sia riconosciuto sempre meglio dalla società,
in modo che i valori fondamentali siano trasmessi senza
discriminazioni. Così i giovani di oggi diventeranno
uomini e donne responsabili, nelle loro famiglie e nella
società, per costruire una maggiore solidarietà e una più
grande fraternità fra tutti i componenti della
nazione”.
Oltre
a rivolgere un pensiero di ringraziamento al patriarca
uscente, il cardinale Nashrallah Pierre Sfeir, e a tutta
la Chiesa libanese per la testimonianza di “fraterna e
indefettibile unità” sempre mostrata con quella di
Roma, Benedetto XVI ha sollecitato il nuovo patriarca e i
vescovi maroniti a “intensificare la formazione dei
sacerdoti e dei tanti giovani” che intendono donarsi a
Dio. “Con il loro insegnamento e la loro vita – ha
concluso – siano autentici testimoni della Parola di Dio
e aiutino i fedeli a radicare la loro esistenza e la loro
missione in Cristo”.
DISCORSO DEL PAPA
Béatitude,
Vénérés
Frères dans l'épiscopat,
Chers
Fils et Filles de l'Église Maronite,
Cette
première visite au Successeur de Pierre après votre élection
au Siège Patriarcal d'Antioche des Maronites, est un
moment privilégié pour l'Eglise Universelle. Je me réjouis
de vous recevoir ici, avec les Évêques maronites, les prêtres,
les personnes consacrées et les fidèles, pour solenniser
l’« Ecclesiastica Communio» que je
vous ai signifiée par lettre le 24 mars dernier. Votre élection
survenue quelques jours après la clôture de l'Année
Sainte, promulguée pour célébrer le seize-centième
anniversaire de la mort de saint Maron, apparaît comme le
fruit le plus éminent des nombreuses grâces qu'il a
obtenues pour son Église.
Je vous
salue tous chaleureusement, vous qui êtes venus entourer
votre Patriarche pour ce grand moment de communion
fraternelle et d'indéfectible unité de l'Église
Maronite avec l'Église de Rome, soulignant ainsi l’importance
de l’unité visible de l’Église dans sa catholicité.
En l'absence du Cardinal Nasrallah Pierre Sfeir, je me
permets de lui exprimer mon affection et mes remerciements
pour avoir consacré vingt-cinq ans de sa vie à guider
comme Patriarche l'Église Maronite au milieu des
turbulences de l'histoire.
Prochainement,
cette communion ecclésiastique trouvera son expression la
plus authentique dans la Divine Liturgie où sera partagé
l'unique Corps et Sang du Christ. C'est là que se trouve
manifestée la plénitude de la communion entre le
Successeur du Prince des Apôtres et le soixante-dix-septième
Successeur de saint Maron, Père et Chef de l'Église
d'Antioche des Maronites, ce Siège Apostolique si
prestigieux, où les fidèles du Christ ont reçu pour la
première fois le nom de « chrétiens » !
Votre Église patriarcale, sa riche tradition spirituelle,
liturgique et théologique, de la tradition d'Antioche,
parent toujours l'Église entière de ce trésor.
Parce que
vous êtes au cœur du Moyen-Orient, vous avez une mission
immense auprès des hommes, auxquels l'Amour du Christ
presse d'annoncer la Bonne Nouvelle du Salut. Lors du récent
Synode que j’ai convoqué en octobre 2010, il a été
rappelé, de nombreuses fois, l'urgence de proposer à
nouveau l'Évangile aux personnes qui le connaissent peu
ou qui se sont éloignés de l'Église. Avec toutes les
forces vives présentes au Liban et au Moyen-Orient, je
sais, Béatitude, que vous aurez à cœur d'annoncer, de témoigner
et de vivre dans la communion cette Parole de vie afin de
retrouver l'ardeur des premiers fidèles qui « se
montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles
à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux
prières » (Ac 2, 42). Cette région du
monde que les patriarches, les prophètes, les apôtres et
le Christ lui-même ont bénie par leur présence et par
leur prédication, aspire à cette paix durable que la
Parole de Vérité, accueillie et vécue, a la capacité
d'établir.
Vous
poursuivrez cette tâche au travers d'une éducation
humaine et spirituelle, morale et intellectuelle des
jeunes grâce à votre réseau scolaire et catéchétique,
dont je sais la qualité. Je souhaite ardemment que votre
rôle dans leur formation soit toujours mieux reconnu par
la société, pour que les valeurs fondamentales soient
transmises, sans discrimination. Qu’ainsi les jeunes d'aujourd'hui
deviennent des hommes et des femmes responsables dans
leurs familles et dans la société, pour construire une
plus grande solidarité et une plus grande fraternité
entre toutes les composantes de la Nation. Transmettez aux
jeunes toute mon estime et mon affection en leur rappelant
que l'Église et la société ont besoin de leur
enthousiasme et de leur espérance. Pour cela, je vous
invite à intensifier la formation des prêtres et des
nombreux jeunes que le Seigneur appelle dans vos éparchies
et dans vos congrégations religieuses. Que par leur
enseignement et par leur existence, ils soient d'authentiques
témoins du Verbe de Dieu pour aider les fidèles à
enraciner leur vie et leur mission dans le Christ!
Béatitude,
je Vous adresse des vœux fraternels pour que l'Esprit-Saint
vous assiste dans l'exercice de votre charge. Qu’il vous
console dans les difficultés et vous procure la joie de
voir grandir en ferveur et en nombre votre Église !
A l'aube de votre ministère, je veux vous redire ces
paroles du Christ aux disciples: « Sois sans crainte,
petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous
donner le Royaume » (Lc 12, 32). Tandis que j'adresse
à tout le peuple libanais mes chaleureuses salutations,
je vous confie de façon toute spéciale à l'intercession
de Notre-Dame du Liban, puisque que Votre Béatitude est
fils de l'Ordre Maronite de la Bienheureuse Vierge Marie,
et aussi à celle de saint Maron et de tous les saints et
bienheureux libanais. Et de grand cœur je vous accorde la
Bénédiction Apostolique, ainsi qu'aux évêques et aux
prêtres, aux religieux, aux religieuses et à tous les
fidèles de Votre Patriarcat.
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