UDIENZA
AD UNA DELLEGAZIONE DELL'ACCADEMIA DI SCIENZE
POLITICHE E MORALI
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il servizio trasmesso da Radio Vaticana
Fonte,
Radio Vaticana, 10 febbraio 2007
DI
FRONTE ALLE SFIDE POSTE DAL SOGGETTIVISMO, E’ NECESSARIO
AVERE IL CORAGGIO DI ANNUNCIARE LA VERITA’ SULL’UOMO:
E’ L’ESORTAZIONE DI BENEDETTO XVI, NELL’UDIENZA AD
UNA DELEGAZIONE DELL’ACCADEMIA
DI SCIENZE POLITICHE E MORALI DI PARIGI
In
un’epoca segnata dal soggettivismo relativista, bisogna
avere il coraggio di annunciare la verità sull’uomo. E’
la viva esortazione di Benedetto XVI, levata stamani nell’udienza
ad una delegazione dell’Accademia
di Scienze Politiche e Morali di Parigi. Il Papa ha,
inoltre, ribadito l’importanza della formazione delle
coscienze dei giovani. Tra i delegati dell’Accademia,
presenti all’incontro, anche il cardinale Jean-Marie
Lustiger, arcivescovo emerito di Parigi. Il servizio di
Alessandro Gisotti:
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“Dans
le monde actuel…”
“Nel
mondo attuale – ha esortato Benedetto XVI – è sempre
più urgente invitare i nostri contemporanei ad una
rinnovata attenzione” al “rispetto dell’essere umano
e alla ricerca del bene comune”. In effetti, ha
proseguito il Papa, “lo sviluppo del soggettivismo, per
cui ciascuno tende a prendere se stesso come unico
riferimento e a considerare che ciò che pensa ha il
carattere della verità, ci spinge a formare le coscienze
sui valori fondamentali”. Quei valori, ha sottolineato,
“che non possono essere attaccati senza mettere a
rischio l’uomo e la società stessa”. Ha così rivolto
il suo pensiero alla grande figura di Andrei Sakharov, a
cui l’allora cardinale Joseph Ratzinger succedette nell’Accademia
parigina. “Questa alta personalità – ha constatato
– ci ricorda che è necessario, nella vita personale
come in quella pubblica, avere il coraggio di dire la
verità e di seguirla”. E, ancora, di “essere liberi
nel rapporto con il mondo che spesso ha la tendenza a
imporci i suoi modi di vedere e i comportamenti da
adottare”.
“Aujourd’hui
encore…”
A
tutt’oggi, ha affermato, “è importante che l’uomo
non si lasci ostacolare dalle catene esteriori quali il
relativismo, la ricerca del potere e del profitto ad ogni
costo, la droga” e ancora “le relazioni affettive
disordinate, la confusione sul matrimonio, il non
riconoscimento dell’essere umano in tutte le tappe della
sua esistenza”. E’ nostro dovere, ha aggiunto, “avere
il coraggio di ricordare ai nostri contemporanei ciò che
davvero sono l’uomo e l’umanità”. Di qui, l’invito
a quelle persone ed istituzioni che hanno la funzione di
trasmettere dei valori ad “avere il coraggio della
verità sull’uomo”.
“La
veritable liberté consiste…”
“La
vera libertà – ha avvertito il Pontefice – consiste
nel camminare sulla strada della verità, secondo la sua
propria vocazione, sapendo che ciascuno dovrà rendere
conto della propria vita al suo Creatore e Salvatore”. E’
importante, ha detto ancora, “proporre ai giovani un
tale percorso”. Così, “sapranno discernere, con
coraggio e tenacia, il cammino della libertà e del bene”
che implica anche “sforzi, sacrifici e rinunce”. Una
delle più urgenti sfide per gli uomini di oggi, specie i
giovani, ha rilevato “consiste nell’accettare di non
vivere semplicemente nell’esteriorità”, ma nello “sviluppare
la vita interiore, luogo unificante dell’essere e dell’agire”.
Proprio Sakharov, ha detto il Papa, ha mostrato durante il
periodo comunista che, anche quando la sua libertà
esteriore era stata “incatenata”, nulla poteva
togliergli la libertà interiore.
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DISCORSO
DI SUA SANTITÀ BENEDETTO XVI
Monsieur
le Secrétaire perpétuel,
Monsieur le Cardinal,
Chers Amis Académiciens, Mesdames et Messieurs,
C’est
avec plaisir que je vous accueille aujourd’hui, vous les
membres de l’Académie des Sciences morales et
politiques. En premier lieu, je remercie Monsieur Michel
Albert, Secrétaire perpétuel, des paroles par lesquelles
il s’est fait l’interprète de votre délégation,
ainsi que pour la médaille évoquant mon entrée comme
membre associé étranger de votre noble Institution.
L’Académie
des Sciences morales et politiques est un lieu d’échanges
et de débats, proposant à l’ensemble des citoyens et
au législateur des réflexions pour aider à «trouver
les formes d’organisations politiques les plus
favorables au bien public et à l’épanouissement de
l’individu». En effet, la réflexion et l’action
des Autorités et des citoyens doivent être centrées
autour de deux éléments: le respect de tout être humain
et la recherche du bien commun. Dans le monde actuel, il
est plus que jamais urgent d’inviter nos contemporains
à une attention renouvelée à ces deux éléments. En
effet, le développement du subjectivisme, qui fait que
chacun a tendance à se prendre comme seule référence et
à considérer que ce qu’il pense a le caractère de la
vérité, nous incite à former les consciences sur les
valeurs fondamentales, qui ne peuvent être bafouées sans
mettre en danger l’homme et la société elle-même, et
sur les critères objectifs d’une décision, qui
supposent un acte de raison.
Comme je
l’avais souligné lors de ma conférence sur la
nouvelle Alliance, donnée devant votre Académie en
1995, la personne humaine est «un être constitutivement
en relation», appelé à se sentir chaque jour davantage
responsable de ses frères et sœurs en humanité. La
question posée par Dieu, dès le premier texte de l’Écriture,
doit sans cesse résonner dans le cœur de chacun: «Qu’as-tu
fait de ton frère ?» Le sens de la fraternité et
de la solidarité, et le sens du bien commun reposent sur
une vigilance par rapport à ses frères et par rapport à
l’organisation de la société, donnant une place à
chacun, afin qu’il puisse vivre dans la dignité, avoir
un toit et le nécessaire pour son existence et pour celle
de la famille dont il a la charge. C’est dans cet esprit
qu’il faut comprendre la motion que vous avez votée, au
mois d’octobre dernier, concernant les droits de l’homme
et la liberté d’expression, qui fait partie des droits
fondamentaux, ayant toujours à cœur de ne pas bafouer la
dignité fondamentale des personnes et des groupes humains,
et de respecter leurs croyances religieuses.
Qu’il
me soit permis d’évoquer aussi devant vous la figure
d’Andreï Dimitrijevitch Sakharov, auquel j’ai succédé
à l’Académie. Cette haute personnalité nous rappelle
qu’il est nécessaire, dans la vie personnelle comme
dans la vie publique, d’avoir le courage de dire la vérité
et de la suivre, d’être libre par rapport au monde
ambiant qui a souvent tendance à imposer ses façons de
voir et les comportements à adopter. La véritable liberté
consiste à marcher dans la voie de la vérité, selon sa
vocation propre, sachant que chacun aura à rendre compte
de sa vie à son Créateur et Sauveur. Il importe que nous
sachions proposer aux jeunes un tel chemin, leur rappelant
que le véritable épanouissement n’est pas à n’importe
quel prix et les invitant à ne pas se contenter de suivre
toutes les modes qui se présentent. Ainsi, ils sauront
avec courage et ténacité discerner le chemin de la
liberté et du bonheur, qui suppose de vivre un certain
nombre d’exigences et de réaliser les efforts, les
sacrifices et les renoncements nécessaires pour agir bien.
Un des défis
pour nos contemporains, et particulièrement pour la
jeunesse, consiste à accepter de ne pas vivre simplement
dans l’extériorité, dans le paraître, mais à développer
la vie intérieure, lieu unificateur de l’être et de
l’agir, lieu de la reconnaissance de notre dignité d’enfants
de Dieu appelés à la liberté, non pas en se séparant
de la source de la vie, mais en y demeurant relié. Ce qui
réjouit le cœur de l’homme, c’est de se reconnaître
fils et filles de Dieu, c’est une vie belle et bonne
sous le regard de Dieu, ainsi que les victoires réalisées
sur le mal et contre le mensonge. En permettant à chacun
de découvrir que sa vie a un sens et qu’il en est
responsable, nous ouvrons la voie à une maturation des
personnes et à une humanité réconciliée, soucieuse du
bien commun.
Le savant
russe Sakharov en est un exemple; alors que, sous la période
communiste, sa liberté extérieure était entravée, sa
liberté intérieure, que nul ne pouvait lui enlever, l’autorisait
à prendre la parole pour défendre avec fermeté ses
compatriotes, au nom même du bien commun. Aujourd’hui
encore, il importe que l’homme ne se laisse pas entraver
par des chaînes extérieures, telles que le relativisme,
la recherche du pouvoir et du profit à tout prix, la
drogue, des relations affectives désordonnées, la
confusion au niveau du mariage, la non-reconnaissance de
l’être humain dans toutes les étapes de son existence,
de sa conception à sa fin naturelle, laissant penser
qu’il y a des périodes où l’être humain n’existerait
pas vraiment. Nous devons avoir le courage de rappeler à
nos contemporains ce qu’est l’homme et ce qu’est
l’humanité. J’invite les Autorités civiles et les
personnes qui ont une fonction dans la transmission des
valeurs à avoir toujours ce courage de la vérité sur
l’homme.
Au terme
de notre rencontre, permettez-moi de souhaiter que, par
ses travaux, l’Académie des Sciences morales et
politiques, avec d’autres institutions, puisse toujours
aider les hommes à construire une vie meilleure et à édifier
une société où il est bon de vivre en frères. Ce
souhait s’accompagne de la prière que je fais monter
vers le Seigneur pour vous-mêmes, pour vos familles et
pour tous les membres de l’Académie des Sciences
morales et politiques.
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