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DISCORSO
AL NUOVO AMBASCIATORE ROMENO PRESSO LA SANTA SEDE
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Fonte,
Radio Vaticana, 20 gennaio 2007
IL
RUOLO DELLA ROMANIA IN EUROPA PER IL RECUPERO DEL RICCO
PATRIMONIO CRISTIANO DEL CONTINENTE, NELLE PAROLE DEL PAPA
AL NUOVO AMBASCIATORE ROMENO RICEVUTO OGGI PER
LA PRESENTAZIONE DELLE
LETTERE CREDENZIALI
La
Romania nell’Unione Europea, il patrimonio dei cristiani
nel Continente, le sfide della globalizzazione, il cammino
ecumenico: i temi toccati dal Papa ricevendo stamane in
Vaticano il nuovo ambasciatore della Romania presso
la Santa
Sede
, Marius Gabriel Lazurca, per la presentazione delle
Lettere credenziali. Il servizio di Roberta Gisotti.
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“Con
soddisfazione”
la Santa
Sede
, che da tempo – ha ricordato Benedetto XVI -
intrattiene “stretti e proficui rapporti” con
la Romania
, ne ha accolto dopo “anni di sforzi” l’ammissione
nell’Unione Europea, segno dell’unità ritrovata dal
continente europeo, dopo il “lungo e triste periodo”
della guerra fredda. La Romania “ricca di quell’innegabile
patrimonio” cristiano, che ha contribuito a modellare
l’Europa delle Nazioni e l’Europa dei popoli può
infatti – ha sottolineato il Papa – portare “il suo
contributo originale all’edificio europeo perché “non
sia solamente una forza economica ed un grande mercato di
beni di consumo, ma possa ritrovare un nuovo slancio
politico, culturale e spirituale, capace di costruire un
avvenire promettente per le nuove generazioni”. Se da
tempo
la Romania
è impegnata “in un profondo lavoro di rinnovamento
della società, con la preoccupazione di curare le ferite
del passato e permettere a tutti di godere delle libertà
fondamentali e di beneficiare dei progressi economici e
sociali”, Benedetto XVI ha richiamato i responsabili
politici a porre attenzione “alle esigenze di una
solidarietà attiva tra tutti gli strati della popolazione
ad evitare che nell’ora della globalizzazione non si
scavi un fossato crescente tra i cittadini che accedono
legittimamente allo sviluppo economico e quelli che si
trovano progressivamente emarginati, esclusi da questo
processo, come si osserva in molte società moderne”.
Occorre ugualmente – ha aggiunto il Papa - garantire
“una giustizia indipendente e trasparente, capace di
lottare efficacemente contro coloro che non rispettano il
bene comune e piegano le leggi al loro profitto”.
In
tema di liberta religiosa, Benedetto XVI ha raccomandato
“giustizia ed equità” perché “tutti i culti
riconosciuti” trovino “il loro posto legittimo in seno
alla società romena”, rallegrandosi per i progressi del
governo “nella delicata gestione della restituzione dei
beni confiscati alle comunità religiose”, esprimendo
invece particolare “inquietudine” per la vicenda della
Cattedrale di San Giuseppe a Bucarest, al centro di vivaci
polemiche per il progetto di costruirvi a meno di
10 metri
un grattacielo di 19 piani. Il Papa ha reiterato
l’esigenza “di preservare il patrimonio storico e i
valori di fede che questa rappresenta, non solo per la
comunità cattolica, ma per tutta la popolazione
romena”. Infine i migliori auspici del Santo Padre per
il dialogo a tutti i livelli tra fedeli cattolici e
ortodossi, in vista anche dell’incontro ecumenico
europeo, che sarà ospitato nella città romena di Sibiu,
nel settembre prossimo.
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DISCORSO
DEL PAPA AL NUOVO AMBASCIATORE ROMENO
Monsieur
l'Ambassadeur,
Je suis
heureux d'accueillir Votre Excellence au Vatican pour la
présentation solennelle des Lettres qui L'accréditent en
qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire
de la Roumanie près le Saint-Siège. Je vous saurais gré
de bien vouloir exprimer à Son Excellence Monsieur Traian
Basescu, Président de la Roumanie, mes voeux cordiaux
pour sa personne ainsi que pour le bonheur et la prospérité
du peuple roumain. Je prie Dieu d'accompagner les efforts
de chacun dans l'oeuvre d'édification d'une nation
toujours plus fraternelle et plus solidaire.
Au début
de cette année, Monsieur l’Ambassadeur, votre pays
s’est légitimement réjoui d’être admis
officiellement, après de longues années d’efforts,
dans l’Union européenne. Le Saint-Siège, qui
entretient depuis longtemps des rapports étroits et
fructueux avec la Roumanie, comme vous l’avez vous-même
souligné, a accueilli cette nouvelle situation avec
satisfaction, car elle consacre chaque jour davantage l’unité
retrouvée du continent européen, après la longue et
triste période de la séparation de la guerre froide.
Votre pays a une longue tradition chrétienne, vivante et
féconde dans sa culture ainsi que dans le dynamisme des
différentes Églises et communautés ecclésiales, et
dans leur participation active à la vie sociale. Je me réjouis
donc que la Roumanie, riche de cet «indéniable
patrimoine chrétien, qui a largement contribué à
modeler l’Europe des Nations et l’Europe des peuples»
(Discours au Corps diplomatique, 8 janvier
2007), puisse apporter sa contribution originale à l’édifice
européen, afin de permettre qu’il ne soit pas seulement
une force économique et un grand marché de biens de
consommation, mais qu’il puisse trouver un nouvel élan
politique, culturel et spirituel, capable de construire un
avenir prometteur pour les nouvelles générations. Comme
je le rappelais tout récemment au Corps diplomatique, «c’est
en respectant la personne humaine qu’il est possible de
promouvoir la paix et c’est en bâtissant la paix que
sont jetées les bases d’un authentique humanisme intégral.
C’est ici que trouve réponse la préoccupation de tant
de nos contemporains face à l’avenir» (ibidem).
Depuis
des années, votre pays s’est engagé dans un profond
travail de renouveau de la société, avec le souci de guérir
les blessures du passé et de permettre à tous de jouir
des libertés fondamentales et de bénéficier du progrès
économique et social. Je m’en réjouis et j’encourage
les responsables politiques à veiller avec attention aux
exigences d’une solidarité active entre toutes les
couches de la population, afin d’éviter qu’à l’heure
de la mondialisation ne se creuse un fossé grandissant
entre les citoyens qui accèdent légitimement aux
bienfaits du développement économique et ceux qui se
trouvent progressivement marginalisés, voire exclus de ce
processus, comme on l’observe, hélas, dans beaucoup de
sociétés modernes. Il importe également de garantir à
tous l’accès équitable à une justice indépendante et
transparente, capable de lutter efficacement contre ceux
qui ne respectent pas le bien commun et qui détournent
les lois à leur profit. Dans cette perspective, je
souhaite aussi une attention renouvelée aux familles les
plus pauvres, afin qu’elles puissent élever leurs
enfants dans la dignité.
Je me réjouis
également des progrès faits par votre gouvernement dans
la gestion délicate de la restitution des biens confisqués
aux communautés religieuses. C’est une œuvre de longue
haleine, commandée par la justice et l’équité, qui
doit permettre à tous les cultes reconnus de trouver leur
place légitime au sein de la société roumaine. Je
souhaite également que les règles qui régissent la
liberté religieuse, qui est une liberté fondamentale,
soient pleinement respectées, notamment en ce qui
concerne l’Église grecque-catholique. Je sais que l’Église
catholique, pour sa part, est toujours prête à étudier
avec les Autorités compétentes, dans un esprit de
dialogue, les moyens de surmonter les éventuelles
difficultés qui peuvent surgir dans les relations
mutuelles. Cela aidera grandement à la paix sociale. À
ce propos, je ne peux qu’exprimer mon inquiétude
concernant l’affaire de la Cathédrale Saint-Joseph de
Bucarest, en faveur de laquelle l’archevêché de
Bucarest a effectué de nombreuses démarches auprès des
instances compétentes de l’État, afin de préserver le
patrimoine historique qu’elle constitue et les valeurs
de foi qu’elle représente, non seulement pour la
communauté catholique mais pour toute la population
roumaine.
La visite
du Pape Jean-Paul II dans votre pays, en 1999, a marqué,
comme vous l’avez dit, «les cœurs et les esprits des
Roumains». Elle a permis notamment un nouvel essor des
relations entre l’Église catholique et l’Église
orthodoxe roumaine. En saluant cordialement, par votre
intermédiaire, Sa Béatitude Teoctist, Patriarche
orthodoxe de Roumanie, venu à son tour visiter l’Église
de Rome en 2002, je forme le vœu que les fidèles
catholiques et orthodoxes continuent de nouer des rapports
toujours plus fraternels dans la vie quotidienne et que
progressent également, à tous les niveaux, les occasions
de dialogue. Je souhaite en particulier que la Rencontre
œcuménique européenne, qui doit avoir lieu à Sibiu en
septembre prochain, puisse constituer une étape
importante sur ce chemin entrepris ensemble vers l’unité.
Permettez-moi
de saluer également la communauté catholique de Roumanie,
unie autour de ses pasteurs. Elle a eu, comme le rappelait
mon prédécesseur, «l’opportunité providentielle de
voir prospérer côte à côte, depuis des siècles, les
deux traditions, latine et byzantine, qui embellissent
ensemble le visage de l’unique Église» (Jean-Paul II,
Discours aux Évêques de Roumanie en visite ad limina,
1er mars 2003), ce qui lui impose de témoigner
particulièrement de l’unité catholique et qui la
qualifie tout spécialement pour œuvrer en faveur de l’œcuménisme.
Je sais que les fidèles catholiques prennent part
activement à la vie du pays, notamment sur le plan
spirituel et social, et je les encourage vivement à témoigner
avec courage de la place irremplaçable de la famille au
sein de la société.
Au moment
où Votre Excellence inaugure officiellement ses fonctions
auprès du Saint-Siège, je forme les souhaits les
meilleurs pour l’heureux accomplissement de sa mission.
Soyez sûr, Monsieur l’Ambassadeur, de toujours trouver
auprès de mes collaborateurs attention et compréhension
cordiales.
Sur
vous-même, sur votre famille, sur vos collaborateurs de
l’Ambassade et sur le peuple roumain tout entier, j’invoque
de grand cœur l’abondance des Bénédictions divines.
©
Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana
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