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UDIENZA
AI PRESULI DELLA COSTA D'AVORIO (3/04/2006) |
Ascolta il servizio trasmesso da Radio Vaticana
Radio Vaticana,
3 aprile 2006
LA
GRAVE, IRRISOLTA CRISI POLITICA DELLA COSTA D’AVORIO AL
CENTRO DEL DISCORSO RIVOLTO STAMANE DAL PAPA AI VESCOVI
DEL PAESE AFRICANO, IN VISITA AD LIMINA APOSTOLORUM
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Servizio di Roberta Gisotti -
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Una
crisi che “purtroppo ha messo in luce le divisioni che
costituiscono una ferita profonda nelle relazioni tra le
diverse componenti della società”: così Benedetto XVI
ha puntato al cuore dei problemi di questo Paese dilaniato
da un conflitto civile, che oppone il Centro Nord,
occupato dal 2002 dai ribelli di Forze nuove, al Sud sotto
l’autorità del presidente Gbagbo; e seppure dal gennaio
2003 sia stato proclamato un Governo di riconciliazione
nazionale la Costa d’Avorio resta spaccata in due e non
mancano tensioni e scontri che rischiano di riportare tra
gli ivoriani la guerra civile. In questo clima “le
violenze – ha sottolineato il Papa – hanno gravemente
attentato alla fiducia tra le persone e alla stabilità
del Paese, lasciando indietro molte sofferenze difficili
da guarire”. Ristabilire una pace vera non sarà quindi
possibile “che attraverso il perdono generosamente
accordato e la rinconciliazione effettivamente
realizzata”. Per questo Benedetto XVI invita tutte le
parti in causa “a proseguire coraggiosamente il dialogo
per esaminare in maniera approfondita e leale le cause che
hanno portato alla situazione attuale e per trovare i modi
di pervenire ad una soluzione accettabile per tutti, nella
giustizia e nella verità”
“Le
chemin de la paix est long et difficile, mais il n’est jamais…”
“Il
cammino della pace – ha detto - è lungo e difficile, ma
non é mai impossibile” ed i cattolici devono dare il
buon esempio a partire dalle loro comunità, ricreando
“la fiducia tra i discepoli di Cristo, malgrado le
divergenze d’opinione che possono manifestarsi tra
loro”.
“Dans
vos Églises diocésaines, face aux tensions politiques
…”
“Nelle
vostre Chiese diocesane, di fronte alle tensioni politiche
o etniche, vescovi, sacerdoti e persone consacrate devono
essere tutti modelli di fraternità e carità e
contribuire con le loro parole e i loro comportamenti
all’edificazione di una società unita e
riconciliata”.
Da
qui la particolare raccomandazione a curare la formazione
iniziale e permanente dei sacerdoti, soprattutto sotto il
profilo spirituale ma anche dei laici, specie dei
catechisti e di quanti sono impegnati in ambienti
intellettuali, politici, economici, che possono trovare
nel “Compendio della dottrina sociale della Chiesa”
“uno strumento fondamentale”. Per essere la Chiesa
“più comprensibile” e “adatta alla sua missione”,
è necessario sì – ha aggiunto il Santo Padre -
inculturare la fede, senza comprometterne però
“specificità” e “integrità”, aiutando pure i
cristiani “a saper rinunciare alle pratiche in
contraddizione con gli impegni battesimali”, quando -
come relazionato dai vescovi ivoriani - “il peso della
mentalità tradizionale è sovente un ostacolo”, E qui
Benedetto XVI ha posto la questione più importante del
matrimonio, laddove la poligamia e la convivenza senza
celebrazione religiosa sono gli impedimenti maggiori per
comprendere che questo sacramento è per il cristiano,
“via della santità.”
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DISCORSO
DEL PAPA
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FONTE: VATICAN INFORMATION SERVICE -
Monsieur
le Cardinal,
Chers Frères dans l’Épiscopat,
Je vous
accueille avec joie en ces jours où vous accomplissez
votre visite ad limina Apostolorum, manifestant
ainsi votre lien indéfectible avec le Successeur de
Pierre et avec l’Église universelle. En effet, l’Évêque
qui «est le principe visible et le fondement de l’unité
de son Église particulière est aussi le lien visible de
la communion ecclésiale entre son Église particulière
et l’Église universelle» (Pastores gregis, n.
55). Je remercie le Président de votre Conférence épiscopale,
Mgr Laurent Akran Mandjo, pour les aimables paroles qu’il
m’a adressées en votre nom, brossant un vaste panorama
de la situation de l’Église en Côte d’Ivoire. À
votre retour, transmettez à tous les chaleureuses
salutations du Pape et l’assurance de sa prière
fervente pour que la nation retrouve l’unité et la paix
dans une authentique fraternité entre tous ses enfants.
En effet,
la crise que vit votre pays a malheureusement mis à jour
des divisions qui constituent une blessure profonde dans
les relations entre les différentes composantes de la
société. Les violences qui en ont résulté ont
gravement porté atteinte à la confiance entre les
personnes et à la stabilité du pays, laissant derrière
elles beaucoup de souffrances difficiles à guérir. Le rétablissement
d’une paix véritable ne sera possible que par le pardon
généreusement accordé et par la réconciliation
effectivement réalisée entre les personnes et entre les
groupes concernés. Pour y parvenir, toutes les parties en
cause doivent accepter de poursuivre courageusement le
dialogue, pour examiner de façon approfondie et loyale
les causes qui ont conduit à la situation actuelle et
pour trouver les moyens de parvenir à une solution
acceptable par tous, dans la justice et dans la vérité.
Le chemin de la paix est long et difficile, mais il
n’est jamais impossible.
Chers frères
dans l’Épiscopat, dans cet effort commun, les
catholiques ont pris leur place, car la construction
d’un monde réconcilié ne peut jamais leur être étrangère.
Il est de leur responsabilité de contribuer à établir
des relations harmonieuses et fraternelles entre les
personnes et entre les communautés. Pour que la réalisation
plénière de cet objectif soit crédible, il est nécessaire
en premier lieu de recréer la confiance entre les
disciples du Christ, malgré les divergences d’opinion
qui peuvent se manifester entre eux. Car c’est d’abord
à l’intérieur de l’Église que doit être vécu un
authentique amour, dans l’unité et la réconciliation,
suivant ainsi l’enseignement du Seigneur: «Ce qui
montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples,
c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres»
(Jn 13, 35). Il revient donc aux chrétiens de se
laisser transformer par la force de l’Esprit, afin d’être
de vrais témoins de l’amour du Père, qui veut faire de
tous les hommes une unique famille. Leur activité, qui
les pousse au-devant des souffrances et des besoins de
leurs frères, en sera alors une expression convaincante.
Dans vos Églises diocésaines, face aux tensions
politiques ou ethniques, évêques, prêtres et personnes
consacrées doivent être pour tous des modèles de
fraternité et de charité, et contribuer par leur parole
et par leurs attitudes à l’édification d’une société
unie et réconciliée.
Dans
cette perspective, la formation initiale et permanente des
prêtres sera toujours l’une de vos préoccupations
premières. Pour faire face aux situations difficiles du
monde d’aujourd’hui, et surtout pour permettre au prêtre
d’édifier pleinement son être sacerdotal, cette
formation donnera une place essentielle à la vie
spirituelle. En effet, le prêtre a pour mission d’aider
les fidèles à découvrir le mystère de Dieu et à s’ouvrir
aux autres. Pour cela, il est appelé à être un
authentique chercheur de Dieu, tout en demeurant proche
des préoccupations des hommes. Une vie spirituelle
intense, qui lui permet d’entrer plus profondément en
communion avec le Seigneur, l’aidera à se laisser posséder
par l’amour de Dieu, afin de pouvoir annoncer aux hommes
que cet amour ne s’arrête devant rien. Par ailleurs, en
vivant fidèlement la chasteté dans le célibat, le prêtre
manifestera que tout son être est don de lui-même à
Dieu et à ses frères. Je vous invite donc à veiller
avec une sollicitude paternelle sur vos prêtres, à
favoriser l’unité et la vie fraternelle entre eux.
Qu’ils trouvent en vous un frère qui les écoute, qui
les soutient dans les moments difficiles, et un ami qui
les encourage à progresser dans leur vie personnelle et
dans l’annonce de l’Évangile!
Dans vos
rapports quinquennaux, vous avez souligné l’urgence de
la formation des laïcs. En effet, l’approfondissement
de la foi est une nécessité, afin de pouvoir résister
au retour des pratiques anciennes ou aux sollicitations
des sectes et surtout pour rendre compte de l’espérance
chrétienne dans un monde complexe qui connaît de
nouveaux et graves problèmes. Je vous encourage notamment
à donner aux catéchistes, dont je salue le dévouement
au service de l’Église, une formation solide qui les
rende capables d’assumer la mission qui leur est confiée,
tout en vivant leur foi d’une manière cohérente. Les
fidèles, particulièrement ceux qui sont engagés dans
les milieux intellectuels, politiques, économiques,
trouveront dans le Compendium de la doctrine sociale de
l’Église un instrument fondamental de formation et
d’évangélisation, en vue de leur croissance humaine et
spirituelle, et de leur mission dans le monde.
Pour que
l’Église soit un signe toujours plus compréhensible de
ce qu’elle est et qu’elle soit toujours plus adaptée
à sa mission, le travail d’inculturation de la foi est
une nécessité. Ce processus, si important pour l’annonce
de l’Évangile à toutes les cultures, ne doit pas
compromettre la spécificité et l’intégrité de la foi,
mais il doit aider les chrétiens à mieux comprendre et
à mieux vivre le message évangélique dans leur propre
culture, et à savoir renoncer aux pratiques en
contradiction avec les engagements baptismaux. Comme vous
l’avez mentionné dans vos rapports, le poids de la
mentalité traditionnelle est souvent un obstacle à l’accueil
de l’Évangile. Ainsi, parmi les nombreuses questions
qui se posent aux fidèles, celle de l’engagement dans
le sacrement du mariage est des plus importantes. La
polygamie ou la cohabitation de fait sans célébration
religieuse sont souvent des obstacles majeurs. Il est donc
nécessaire de poursuivre sans relâche l’effort que
vous avez entrepris pour faire mieux accepter, notamment
par les jeunes, que le mariage est, pour le chrétien, une
voie de sainteté. «C’est pourquoi le mariage suppose
un amour indissoluble; grâce à sa stabilité, il peut
contribuer efficacement à la pleine réalisation de la
vocation baptismale des époux» (Ecclesia in Africa,
n. 83).
Enfin, je
voudrais encore relever avec intérêt le développement
dans vos diocèses des mouvements ecclésiaux, qui
contribuent à donner une impulsion missionnaire renouvelée
aux communautés chrétiennes. J’invite les membres de
ces groupes à approfondir toujours plus leur connaissance
personnelle du Christ pour se donner généreusement à
lui, tout en étant profondément enracinés dans la foi
de l’Église. Toutefois, ces mouvements doivent faire
l’objet d’un discernement éclairé et constant de la
part des Évêques, afin de garantir l’ecclésialité de
leur démarche et de maintenir une authentique communion
avec l’Église universelle et diocésaine.
Chers Frères
dans l’Épiscopat, en achevant cette rencontre, je
voudrais vous redire l’affection du Successeur de Pierre
pour le peuple ivoirien, lui adressant de nouveau avec
insistance «une invitation à poursuivre la voie du
dialogue constructif, en vue de la réconciliation et de
la paix» (Angelus, 22 janvier 2006). Je vous
confie à l’intercession de Notre-Dame, Reine de la paix,
ainsi que les prêtres, les religieux et les religieuses,
les catéchistes et tous vos diocésains. À tous, je
donne de grand cœur la Bénédiction apostolique.
©
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