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MESSAGGIO PER LA GIORNATA MONDIALE DELL'ALIMENTAZIONE

Ascolta il servizio trasmesso da Radio Vaticana

Radio Vaticana, 15.10.2005

IL DRAMMA DELLA FAME NEL MONDO È ANCHE DOVUTO A SCELTE DELL’UOMO: COSI’ BENEDETTO XVI NEL MESSAGGIO PER LA GIORNATA MONDIALE DELL’ALIMENTAZIONE CHE SI CELEBRA DOMANI NEL 60.MO ANNIVERSARIO DELL’AGENZIA ONU PER L’ALIMENTAZIONE E L’AGRICOLTURA 

Il dramma della fame nel mondo è anche dovuto all’uomo, al suo egoismo: è un passaggio forte del messaggio che Benedetto XVI ha inviato al direttore generale della FAO, Jacques Diouf, in occasione della Giornata mondiale dell’ali-enaione che si celebra domani nel 60esimo anniversario della nascita della stessa agenzia delle Nazioni Unite per l’Alimentazione e l’Agricoltura. Della riflessione del Papa ci parla nel servizio Fausta Speranza: 

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Non sono solo situazioni geografiche e climatiche a causare la mancanza di cibo ma anche le scelte egoistiche dell’uomo: il richiamo del Papa è ancora più chiaro quando elenca “carenze nell’organizzazione sociale, rigidità delle strutture economiche troppo spesso votate unicamente al profitto, pratiche contro la vita umana e sistemi ideologici che riducono la persona, privata della sua dignità fondamentale, ad essere solo uno strumento”. Tutti auspicano un “vero sviluppo mondiale”, spiega Benedetto XVI aggiungendo che questo esige però il contrario di quanto avviene: e cioè bisogna “conoscere in modo obiettivo le situazioni umane, discernere le vere cause della miseria e fornire risposte concrete”. E per farlo bisogna avere come priorità “una formazione appropriata delle persone e delle comunità”. Così – ribadisce – saranno messe in opera la libertà autentica e la responsabilità che – ricorda – sono “proprie dell’agire umano”.    

Il Papa, guardando al tema scelto per la Giornata dell’Alimentazione 2005: “Agricoltura e dialogo tra le culture”, lo traduce come un invito  a considerare il dialogo uno strumento efficace per creare le condizioni di sicurezza alimentare, nel rispetto della biodiversità. “Il dialogo coniuga gli sforzi di persone e nazioni a servizio del bene comune” e aiuta a vincere le tentazioni di conflitto dovute alla diversità di cultura, etnia, livello di sviluppo. E dunque il Papa parla di progresso tecnico per ricordare che non sarà mai efficace se non trova posto in una prospettiva più vasta in cui l’uomo sta al centro. Ricorda gli obiettivi ambiziosi e complessi che si dà la FAO, sottolineando che la Chiesa cattolica auspica che la sua attività e i suoi sforzi  aiutino un vero dialogo tra le culture e contribuiscano a aumentare la capacità di nutrire la popolazione mondiale, nel rispetto della biodiversità. E il Papa cita l’espressione delle Sacre Scritture “non di solo pane vive l’uomo”, per ribadire che gli obiettivi della FAO possono essere raggiunti se “il rispetto della dignità umana, origine e fine dei diritti fondamentali diventa il criterio che ispira e orienta tutti gli sforzi”. In definitiva il Papa ricorda che “l’essere umano non deve compromettere imprudentemente l’equilibrio naturale, frutto dell’ordine della creazione, ma deve al contrario badare a trasmettere alle generazioni future una terra in grado di nutrirle”.

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MESSAGGIO DEL PAPA

- FONTE: VATICAN INFORMATION SERVICE -

À Monsieur Jacques Diouf,

Directeur général de l’Organisation des Nations unies

pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

En cette année qui marque le soixantième anniversaire de la création de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, la célébration de la Journée mondiale de l’Alimentation nous rappelle que la faim et la malnutrition sont, malheureusement, parmi les plus graves scandales qui affectent encore la vie de la famille humaine, ce qui rend toujours plus urgente l’action entreprise, sous votre conduite, par la FAO.

Les millions de personnes qui sont menacées dans leur existence même, parce qu’elles sont privées du minimum de nourriture nécessaire, requièrent l’attention de la Communauté internationale, car nous avons tous le devoir de prendre soin de nos frères. En effet, la famine ne dépend pas uniquement des situations géographiques et climatiques ou des circonstances défavorables liées aux récoltes. Elle est aussi provoquée par l’homme lui-même et par son égoïsme qui se traduit par des carences dans l’organisation sociale, par la rigidité de structures économiques trop souvent vouées uniquement au profit, et même par des pratiques contre la vie humaine et par des systèmes idéologiques qui réduisent la personne, privée de sa dignité fondamentale, à n’être qu’un instrument.

Le véritable développement mondial, organisé et intégral, qui est souhaité par tous, exige au contraire de connaître de manière objective les situations humaines, de cerner les véritables causes de la misère et de fournir des réponses concrètes, avec comme priorité une formation appropriée des personnes et des communautés. Ainsi, seront mises en œuvre la liberté authentique et la responsabilité, qui sont le propre de l’agir humain.

Le thème choisi pour cette Journée, «Agriculture et dialogue des cultures», invite à considérer le dialogue comme un instrument efficace pour créer les conditions de la sécurité alimentaire. Le dialogue demande de conjuguer les efforts des personnes et des nations, pour le service du bien commun. La convergence entre tous les protagonistes, associée à une coopération effective, peut contribuer à édifier la vraie paix, en permettant de vaincre les tentations récurrentes de conflit à cause des différences de visions culturelles, d’ethnies ou de niveaux de développement.

Il importe aussi d’être directement attentifs aux situations humaines, dans le but de maintenir la diversité des modèles de développement et des formes d’assistance technique, en fonction des conditions particulières de chaque pays et de chaque communauté, qu’il s’agisse des conditions économiques ou environnementales, ou encore sociales, culturelles et spirituelles.

Le progrès technique ne sera vraiment efficace que s’il trouve sa place dans une perspective plus vaste, où l’homme occupe le centre, avec le souci de prendre en compte l’ensemble de ses besoins et de ses aspirations, car, comme dit l’Écriture, «l’homme ne vit pas seulement de pain» (Dt 8,3; Mt 4,4). Cela permettra aussi à chaque peuple de puiser dans son patrimoine de valeurs, pour partager ses propres richesses, spirituelles et matérielles, au bénéfice de tous.

Les objectifs ambitieux et complexes que se donne votre Organisation ne pourront être atteints que si la protection de la dignité humaine, origine et fin des droits fondamentaux, devient le critère qui inspire et oriente tous les efforts. L’Église catholique, qui participe elle aussi aux actions visant à un développement réellement harmonieux, en collaboration avec les partenaires présents sur le terrain, souhaite encourager l’activité et les efforts de la FAO pour qu’elle suscite, à son niveau, un vrai dialogue des cultures et qu’elle contribue ainsi à augmenter la capacité de nourrir la population mondiale, dans le respect de la biodiversité. En effet, l’être humain ne doit pas compromettre imprudemment l’équilibre naturel, fruit de l’ordre de la création, mais il doit au contraire veiller à transmettre aux générations futures une terre capable de les nourrir.

Dans cet esprit, je demande au Tout-Puissant de bénir la mission si nécessaire de la FAO et l’engagement de ses dirigeants et de ses fonctionnaires, en vue de garantir à chaque membre de la famille humaine le pain quotidien.

 

 

 

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