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Solidarietà
e famiglia i temi al centro del discorso di
Benedetto XVI al nuovo ambasciatore delle
Seychelles presso la Santa Sede
Le
famiglie hanno costantemente bisogno di essere
incoraggiate e sostenute dai poteri pubblici: così
si è espresso oggi Benedetto XVI nel discorso al
nuovo ambasciatore straordinario e
plenipotenziario della Repubblica delle Seychelles
presso la Santa Sede, Graziano Luigi Tribaldi, in
occasione della presentazione delle Lettere
credenziali. Il Papa ha parlato inoltre di
economia. Il servizio di Fausta Speranza:
La bellezza delle Seychelles e il bisogno di
ridurre l’indebitamento: Benedetto XVI riconosce
l’impegno da parte delle autorità
dell’affascinante Paese a svilupparne le
potenzialità, riducendo nello stesso tempo il
debito. Ma il Papa sottolinea che tutto ciò deve
poter incontrare l’appoggio delle istituzioni
internazionali. Benedetto XVI ricorda il contesto
mondiale divenuto difficile, chiedendo che
l’impegno non sia solo a sanare l’economia ma
anche ad affrontare i nodi di giustizia sociale.
Il Pontefice ricorda che raddrizzare i conti di
una nazione significa offrire un contesto migliore
per l’attività economica e proteggere le
popolazioni più povere e più vulnerabili.
E’ il concetto della solidarietà che il Papa
definisce primordiale spiegando che c’è un
livello sociale di solidarietà, quello delle
misure legislative e delle strutture e un livello
individuale, quello per cui ogni persona è
chiamata a lavorare per il bene comune. E poi il
Papa spiega che per promuovere un durevole senso
della solidarietà l’educazione dei giovani è
fondamentale E a tal proposito, Benedetto XVI si
congratula per gli sforzi fatti dalle autorità
delle Seychelles incoraggiando tutti a proseguire
su questa via seminando generosamente per il
futuro. Il Papa sottolinea che l’educazione
resta vana se l’istituzione familiare viene resa
più fragile. Ribadisce come vi sia un’armonia
profonda tra i compiti della famiglia e i doveri
dello Stato, che le famiglie hanno costantemente
bisogno di essere sostenute dai poteri pubblici.
DISCOURS
DU PAPE BENOÎT XVI
À
S.E. M. GRAZIANO LUIGI TRIBALDI,
NOUVEL AMBASSADEUR DE LA RÉPUBLIQUE
DES SEYCHELLES
PRÈS LE
SAINT-SIÈGE
Salle
Clémentine
Vendredi 19 décembre 2008
Monsieur
l’Ambassadeur,
Je
suis heureux de recevoir Votre Excellence et de
l’accréditer en qualité d’Ambassadeur
extraordinaire et plénipotentiaire de la République
des Seychelles près le Saint-Siège. Je vous
remercie de m’avoir transmis les salutations de
son Excellence Monsieur James Alix Michel, Président
de la République. Je vous saurais gré de bien
vouloir lui exprimer en retour les vœux cordiaux
que je forme pour sa personne, ainsi que pour
l’ensemble du peuple seychellois.
En
évoquant votre pays, il est toujours heureux de
parler de sa beauté et de pouvoir énumérer les
nombreux atouts dont il jouit. Pour accroître ses
potentialités, votre pays accomplit aujourd’hui
des efforts importants afin de réduire son
endettement. Dans un contexte mondial devenu
difficile, je veux saluer ces efforts qui doivent
pouvoir rencontrer l’appui des institutions
internationales à la mesure du sérieux et de
l’engagement consentis. C’est là un défi
important vis-à-vis des générations futures. En
effet, il serait injuste que les hommes d’aujourd’hui
fuient leurs responsabilités et fassent peser les
conséquences de leurs choix ou de leur inaction
sur les générations qui viendront après eux. Il
s’agit donc, non seulement d’assainir l’économie,
mais aussi et tout autant d’affronter un enjeu
de justice sociale. En outre, redresser les
comptes de la nation, c’est également offrir un
cadre plus sûr pour l’activité économique et
donc protéger davantage les populations les plus
pauvres et les plus vulnérables.
Cet
objectif louable nécessite la coopération de
tous, pour laquelle le sens de la solidarité est
primordial. Nous mesurons ici combien l’harmonie
sociale est liée non seulement à un cadre législatif
juste et adapté, mais aussi à la qualité morale
de chaque citoyen car « la solidarité se présente
sous deux aspects complémentaires : celui de
principe social et celui de vertu morale » (Compendium
de la Doctrine sociale de l’Église, n.109).
La solidarité s’élève au rang de vertu
sociale lorsqu’elle peut s’appuyer à la fois
sur des structures de solidarité, mais aussi sur
la détermination ferme et persévérante de
chaque personne à travailler pour le bien commun,
parce que tous nous sommes responsables de tous.
Pour
susciter ce sens durable de la solidarité, l’éducation
des jeunes est assurément la meilleure voie. De
ce point de vue, il me plaît de pouvoir souligner
une nouvelle fois les efforts consentis depuis
longtemps par votre pays pour construire un système
éducatif de qualité. Quel que soit son niveau de
responsabilité, j’encourage chacun à
poursuivre dans cette voie et à semer généreusement
pour le futur. Toutefois, cette préoccupation
pour l’éducation resterait vaine si l’institution
familiale était excessivement fragilisée. Les
familles ont constamment besoin d’être encouragées
et soutenues par les pouvoirs publics. Il y a une
harmonie profonde entre les tâches de la famille
et les devoirs de l’État. Favoriser entre eux
une heureuse synergie, c’est œuvrer
efficacement pour un avenir de prospérité et de
paix sociale.
Pour
sa part, l’Église locale ne ménage pas ses
efforts pour accompagner les familles, en leur
offrant la lumière de l’Évangile qui met en
relief toute la grandeur et la beauté du « mystère
» de la famille et en les aidant à assumer leurs
responsabilités éducatives. À l’égard de
celles qui connaissent des difficultés, elle a le
souci d’aider à la pacification des relations
et d’éduquer les cœurs à la réconciliation.
Je
saisis l’occasion de cette rencontre, Monsieur
l’Ambassadeur, pour saluer chaleureusement, par
votre intermédiaire, l’Évêque des Seychelles
et ses collaborateurs, ainsi que l’ensemble des
fidèles catholiques qui vivent dans votre pays.
Qu’ils gardent le souci, de concert avec tous
les autres citoyens, de bâtir une vie sociale où
chacun puisse trouver les voies d’un épanouissement
personnel et collectif ! Ils témoigneront ainsi
de la fécondité sociale de la Parole de Dieu
Au
moment où vous inaugurez votre noble mission de
représentation auprès du Saint-Siège, je
souhaite renouveler l’expression de ma
satisfaction pour les excellentes relations qu’entretiennent
la République des Seychelles et le Saint-Siège
et je vous adresse, Monsieur l’Ambassadeur, mes
vœux les meilleurs pour le bon accomplissement de
votre mission. Soyez certain que vous trouverez
toujours auprès de mes collaborateurs l’accueil
et la compréhension dont vous pourrez avoir
besoin.
Sur
Votre Excellence, sur sa famille et sur ses
collaborateurs, ainsi que sur tout le peuple des
Iles Seychelles et ses dirigeants, j’invoque de
grand cœur l’abondance des Bénédictions
divines.
Au
Vatican, le 19 décembre 2008
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