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VISITA
AD LIMINA DEI VESCOVI DI HAITI (13 MARZO 2008) |
Fonte,
Radio Vaticana, 13 marzo 2008
Gli appelli di
Benedetto XVI nell'udienza ai vescovi di Haiti in visita
"ad Limina": al Paese caraibico servono aiuti
economici e sacerdoti "fidei donum"
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Sostegno
economico dai Paesi ricchi e invio di sacerdoti e
formatori dalle altre Chiese del mondo, peché il
futuro di Haiti dipende in larga parte da queste
due tipologie di disponibilità. Con chiarezza,
Benedetto XVI ha messo in evidenza le necessità
della piccola isola dei Caraibi, nel discorso
rivolto ai vescovi locali ricevuti in visita ad
Limina. Il Papa ha parlato anche della tutela
della famiglia fondata sul matrimonio e della
formazione, non solo scolastica, dei giovani. Il
servizio di Alessandro De Carolis:
Le graduatorie di sviluppo economico e
demografico sono drammaticamente eloquenti nella
loro stringatezza: Haiti è la nazione più povera
dei Caraibi, meno di metà dei suoi abitanti ha un
lavoro stabile, ha una speranza di vita che arriva
a 50 anni e una popolazione per metà analfabeta e
priva di accessi all’acqua potabile, senza
contare che per scorte alimentari e fabbisogno
energetico gli haitiani dipendono in larga parte
dalle forniture estere. Benedetto XVI non ha fatto
mistero della miseria, della disoccupazione, ma
anche “delle divisioni e delle ingiustizie”
che affliggono l’isola centroamericana. Così,
fin dall’inizio del suo discorso ha lanciato una
serie di appelli alla solidarietà:
"Je demande au Seigneur de mettre au cœur...
Chiedo al Signore di mettere nel cuore di
tutti gli haitiani, in particolare delle persone
che hanno una responsabilità sociale, il coraggio
di promuovere il cambiamento e la riconciliazione,
affinché tutti gli abitanti del Paese abbiano
condizioni di vita degne e che beneficino dei beni
della terra, all’interno di una solidarietà
sempre più grande. Non posso dimenticare coloro
che sono obbligati a emigrare nel Paese vicino per
soddisfare i loro bisogni. Auspico che la comunità
internazionale prosegua ed intensifichi il suo
sostegno al popolo haitiano, per consentirgli di
prendere in mano il suo futuro ed il suo
sviluppo".
La crisi del Paese finisce inevitabilmente per
nuocere anche ai legami parentali. Il Papa ha
condiviso la preoccupazione dei vescovi di Haiti
per “la perdita progressiva del senso del
matrimonio e della famiglia" messi - ha
osservato - "sullo stesso piano di altre
forme d'unione”. Attraverso le parole della Gaudium
et spes, il Pontefice ha rilanciato la necessità
di una pastorale attenta alle famiglie, specie
quelle più giovani, perché siano sostenute e
formate al “rispetto della vita”. Molto ampia,
e commovente nel sua attenzione, la parte
dell’intervento dedicata da Benedetto XVI alla
crescita del clero haitiano. Invitate i sacerdoti
ad “astenersi da impegni politici”, ha detto
il Papa ai vescovi, e curate le vocazioni
ricercando gruppi di formatori per i vostri
seminari:
"Je vous invite à envisager avec
les épiscopats d’autres pays...
Vi invito a prevedere con gli episcopati di
altri Paesi la messa a disposizione di formatori
esperti, con una vita sacerdotale esemplare, per
accompagnare lungo le varie tappe della loro
formazione umana, morale, spirituale e pastorale,
i futuri sacerdoti dei quali le vostre diocesi
hanno bisogno. Da ciò dipende il futuro della
Chiesa in Haiti. Possano le Chiese locali
accogliere questo appello ed accettare di fare
dono di sacerdoti che contribuiscano alla
formazione dei seminaristi, secondo lo spirito
della enciclica Fidei donum”.
Nelle parole di Benedetto XVI, c’è stato
anche il ricordo del viaggio apostolico che
Giovanni Paolo II compì nell’isola caraibica 25
anni fa e del motto che l’accompagnò. Un motto
che inneggiava a un cambiamento, per ottenere il
quale Benedetto XVI ha posto in risalto il lavoro
svolto dalle scuole cattoliche, molto stimate ad
Haiti. “Attraverso l'insegnamento - ha affermato
- è la formazione e la maturazione delle
personalità che si realizzano, con il
riconoscimento dei valori essenziali e con la
pratica delle virtù”. Ed ha aggiunto:
"Faites savoir aux jeunes Haïtiens que le
Pape a confiance en eux...
Fate sapere ai giovani haitiani che il Papa
ha fiducia in loro, che conosce la loro generosità
ed il loro desiderio di realizzare con successo la
propria vita, che Cristo li chiama ad un'esistenza
sempre più bella, e che ricordino che solo Lui è
portatore del vero messaggio di felicità che dà
senso all'esistenza. Sì, i vostri giovani sono
per me ragione di gioia e di speranza. Un paese
che vuole svilupparsi, una chiesa che vuole essere
più dinamica, deve inizialmente concentrare i
loro sforzi sulla gioventù”.
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DISCORSO
DI SUA SANTITÀ BENEDETTO XVI
Chers Frères
dans l’Épiscopat,
Je vous
souhaite une affectueuse bienvenue, au moment où vous
effectuez votre visite ad limina Apostolorum,
occasion d’affermir votre communion avec le Successeur
de Pierre et entre vous, ainsi que de partager avec la
Curie romaine les motifs de joie et d’espérance, ainsi
que d’inquiétude, vécus par le peuple de Dieu confié
à votre soin pastoral. Je désire tout d’abord
remercier Mgr Louis Kébreau, nouvel Archevêque de Cap-Haïtien
et Président de la Conférence épiscopale, pour les
paroles qu’il m’a adressées en votre nom, évoquant
la situation du pays et l’action de l’Église. Je
salue particulièrement les Évêques qui viennent de
quitter leur charge pastorale et ceux qui en ont reçu une
nouvelle. Ma pensée va aussi à vos fidèles, ainsi qu’à
tout le cher peuple haïtien.
Je
voudrais rappeler le voyage en Haïti que fit mon prédécesseur,
le Pape Jean-Paul II, il y a vingt-cinq ans, au terme du
Congrès eucharistique national, évoquant le thème
central de ce rassemblement: «Il faut que quelque chose
change ici». Les choses ont-elles changé? Votre pays a
connu des heures douloureuses, que l’Église suit avec
attention: divisions, injustices, misère, chômage, éléments
qui sont source de profonde inquiétude pour le peuple. Je
demande au Seigneur de mettre au cœur de tous les Haïtiens,
notamment des personnes qui ont une responsabilité
sociale, le courage de promouvoir le changement et la réconciliation,
afin que tous les habitants du pays aient des conditions
de vie dignes et qu’ils bénéficient des biens de la
terre, dans une solidarité toujours plus grande. Je ne
peux oublier ceux qui sont obligés d’aller dans le pays
voisin pour subvenir à leurs besoins. Je souhaite que la
Communauté internationale poursuive et intensifie son
soutien au peuple haïtien, pour lui permettre de prendre
toujours davantage en main son avenir et son développement.
Parmi les
soucis présentés dans vos rapports quinquennaux, il y a
la situation de la structure familiale, rendue instable en
raison de la crise que traverse le pays, mais aussi de
l’évolution des mœurs et de la perte progressive du
sens du mariage et de la famille, mettant sur le même
plan d’autres formes d’union. C’est en grande partie
à partir de la famille que la société et l’Église se
développent. Votre attention à cet aspect de la vie
pastorale est donc fondamentale, car il s’agit du lieu
primordial d’éducation de la jeunesse. «La famille chrétienne,
parce qu’elle est issue d’un mariage, image et
participation de l’alliance d’amour qui unit le Christ
et l’Église, manifestera à tous les hommes la présence
vivante du Sauveur dans le monde et la véritable nature
de l’Église, tant par l’amour des époux, leur fécondité
généreuse, l’unité et la fidélité du foyer, que par
la coopération amicale de tous ses membres» (Concile
Vatican II, Gaudium et spes, n. 48). Je vous
encourage donc à soutenir les époux et les jeunes foyers
par un accompagnement et une formation toujours plus
appropriés, leur enseignant aussi le respect de la vie.
Dans
votre ministère épiscopal, les prêtres occupent une
place de choix. Ils sont vos premiers collaborateurs. En
étant attentifs à leur formation permanente, en ayant
avec eux des relations fraternelles et confiantes, vous
les aiderez à exercer un ministère fécond, les invitant
aussi à s’abstenir d’engagements politiques. Il
importe que soient organisées régulièrement des
rencontres entre les prêtres, pour qu’ils fassent une
expérience tangible du presbytérium et qu’ils se
soutiennent par la prière. Portez mes salutations
affectueuses à tous vos prêtres; je connais la fidélité
et le courage dont ils doivent faire preuve pour vivre
dans des situations souvent difficiles. Qu’ils fondent
leur apostolat sur leur relation au Christ, sur le mystère
eucharistique qui nous rappelle que le Seigneur s’est
donné totalement pour le salut du monde, sur le sacrement
du pardon, sur leur amour de l’Église, portant par leur
vie droite, humble et pauvre un témoignage éloquent de
leur engagement sacerdotal.
Vous êtes
attentifs à la pastorale des vocations et à la formation
des jeunes qui se présentent et pour lesquels il faut
effectuer un discernement profond. Pour cela, vous
recherchez des équipes de formateurs pour vos séminaires.
Je vous invite à envisager avec les épiscopats d’autres
pays la mise à disposition de formateurs expérimentés,
ayant une vie sacerdotale exemplaire, pour accompagner au
long des différentes étapes de leur formation humaine,
morale, spirituelle et pastorale, les futurs prêtres dont
vos diocèses ont besoin. L’avenir de l’Église en Haïti
en dépend. Puissent des Églises locales entendre cet
appel et accepter de faire le don de prêtres pour
vous aider dans la formation des séminaristes, selon
l’esprit de l’encyclique Fidei donum; ce sera
pour elles aussi une ouverture, une richesse et une source
de nombreuses grâces.
Les écoles
catholiques, malgré leurs faibles moyens, jouent un rôle
important en Haïti; elles sont appréciées par les
Autorités et par la population. Je rends grâce pour les
personnes engagées dans la belle mission de l’éducation
de la jeunesse. Portez-leur mes salutations chaleureuses.
À travers l’enseignement, c’est la formation et la
maturation des personnalités qui se réalisent, par la
reconnaissance des valeurs essentielles et par la pratique
des vertus; c’est aussi une conception de l’homme et
de la société qui se transmet. L’École catholique est
un lieu important d’évangélisation, par le témoignage
de vie donné par les éducateurs, par la découverte du
message évangélique ou par les célébrations vécues au
sein de la communauté éducative. Faites savoir aux
jeunes Haïtiens que le Pape a confiance en eux, qu’il
connaît leur générosité et leur désir de réussir
leur vie, que le Christ les appelle à une existence
toujours plus belle, se souvenant que Lui seul est porteur
du véritable message de bonheur et donne tout son sens à
l’existence. Oui, vos jeunes sont pour moi motif de joie
et d’espérance. Un pays qui veut se développer, une Église
qui veut être plus dynamique, doivent d’abord faire
porter leurs efforts sur la jeunesse. Il vous revient
aussi de stimuler la formation des laïcs adultes, pour
qu’ils puissent remplir toujours mieux leur mission chrétienne
dans le monde et dans l’Église.
Chers Frères
dans l’Épiscopat, au terme de cette rencontre, je tiens
à exprimer à nouveau ma proximité spirituelle avec l’Église
en Haïti, priant le Seigneur de lui donner la force pour
sa mission. Qu’il me soit permis de saluer aussi le
travail des religieux, des religieuses et des bénévoles,
souvent engagés auprès des plus pauvres et des plus déshérités
de la société, montrant que, en luttant contre la
pauvreté, on lutte aussi contre de nombreux problèmes
sociaux qui en dépendent. Puissent-ils être soutenus par
tous dans cette tâche. À chacun de vous, j’accorde de
grand cœur une affectueuse Bénédiction apostolique,
ainsi qu’aux prêtres, aux personnes consacrées et à
tous les fidèles laïcs de vos diocèses.
©
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